CHANGER ET HUMANISER

Changer à l'échelle individuelle, comprendre la réalité de l'Europe :
Une approche psycho-socio-politique pour humaniser nos sociétés.

                                         De l'opacité de la construction européenne (1984 à 2023) à la double-démocratie.

                                                                              Thierry MEDYNSKI


Si l'on dresse un bilan de l'Europe (et en conséquence de la France) en 2024, le tableau est bien sombre. Suite à la crise de la Covid 19, nous sommes à un carrefour avec
- la possibilité de s'orienter vers une société profondément inégalitaire, une société de contrôle, un scientisme et un matérialisme poussés à leur extrême avec le transhumanisme (l'hypothétique fusion de l'homme avec l'intelligence artificielle du fait de l'essor de la nanotechnologie et de la biotechnologie, un projet qui usurpe la notion d'humanisme et cache en réalité « une gigantesque toile d'intérêts économiques »),
- ou bien le choix d'avancer vers une humanisation de nos sociétés.

Nous sommes face à un risque d'effondrement, ou bien dans l'obligation d'élaborer un changement de paradigme. C'est bien souvent au travers de crises profondes qu'émergent des changements.L'Europe est au bord de l'effondrement, à défaut d'avoir accompagné une évolution vers la troisième mutation. Il est temps de se libérer d'un choix imposé (les politiques menées depuis l'Acte Unique et Maastricht), et d'exprimer un véritable choix, comme celui de s'engager dans un développement vertueux de nos sociétés. Il nous faut donc d'urgence comprendre et résoudre cette crise de civilisation (une crise bien plus fondamentale que les problématiques climatiques avec la question controversée de l'influence réelle, ou non, des activités humaines sur le réchauffement climatique en cours) qui engendre, en particulier depuis la position occidentale contre la Russie, des bouleversements géopolitiques considérables. Vouloir mettre en place des objectifs de développement durable n'a aucun sens tant que perdurent les guerres, les volontés de prédation ou de vengeance de la part des Etats, et l'absence du droit international.

Changer et humaniser : on peut faire un parallèle entre les problématiques psychiques d'un individu, et les crises au niveau géopolitique. D'où l'importance de changer à l'échelle individuelle, de travailler sur soi, sur notre esprit, nos valeurs et nos croyances : c'est ce que Jung a développé avec le travail d'individuation et la confrontation à l'ombre.

Cette ombre, on la retrouve dans la façon dont l'Europe s'est construite dans l'opacité depuis 1984, depuis le refus du projet Spinelli en passant par le traité de Maastricht et de Lisbonne. Une gestion opaque qui se révèle au grand jour avec la gestion de la crise de la Covid 19, révélatrice d'une disparition de la démocratie. Telle qu'elle se construit, l'Union européenne ne répond pas aux intérêts des européens. Il devient urgent de changer l'actuel modèle européen pour le mettre en accord avec le fond anthropologique de l'Europe et de changer de paradigme politique, la double-démocratie pouvant être une perspective pour humaniser nos sociétés.

Changer à l'échelle individuelle, s'impliquer dans la vie de la cité, pour éviter que des systèmes ploutocratiques ou pathocratiques ne prennent le pouvoir, inventer une nouvelle forme de démocratie avec de réels contre-pouvoirs, modifier les traités européens, pour humaniser nos sociétés, les relations entre les peuples, l'interdépendance entre l'humain et les éco-systèmes, humaniser les relations internationales pour ne plus bafouer le droit international (Irak, Syrie, Tibet, Ukraine, Yemen...)

Un programme qui pourrait paraître utopique tant l'ampleur de la tâche est immense et complexe, avec des enjeux étatiques, financiers, des volontés de puissance, l'évolution vers une société de contrôle et la déshumanisation de nos sociétés, vers un monde de plus en plus désorganisé avec des crises globales (climatiques, sécuritaires, alimentaires...) de plus en plus nombreuses, et de plus en plus violentes. Et avec des crises gérées par la peur et par la pensée unique, puisque nous vivons une disparition de l'éthique, du droit et de la démocratie.

« Celui qui contrôle la peur des gens devient le maître de leurs âmes »  Machiavel

  « L'homme apaisé, sans haine ni peur, mérite d'être appelé sage »  Bouddha        

« L'homme est tenu de savoir. L'homme est responsable de son ignorance. L'ignorance est une faute ». Milan Kundera

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